Paroisse Saint-Laurent
Une Église de proximité Ã Sathonay-Camp
La paroisse accueille chacun dans un esprit de paix, de fraternité et d'espérance. C'est un lieu vivant de prière, de rencontre et d'accompagnement, au rythme de la vie chrétienne et des familles.
Permanence à la cure
Samedi : 10h à 12h (hors vacances scolaires)
Adresse : 5 avenue Paul Delorme, 69580 Sathonay-Camp
Accès : derrière l'église
Nos priorités de l'année
Thème de l'année : La joie de l'Évangile
Projet : Vivre en paroisse les 5 essentiels : Prière, Service, Fraternité, Formation, Mission
Perspectives : Transformation paroissiale vers une Église en sortie
Que vous soyez paroissien de longue date, nouvel arrivant, en recherche spirituelle ou simplement de passage, vous y trouverez une porte ouverte et une communauté attentive.
Parole du mois
VIVRE LE CARÊME AUTREMENT
Vivre le carême autrement :
Il y a deux façons de faire, dans un jardin. Il y a ceux qui sont obsédés par les mauvaises herbes. Ils passent leur temps à essayer de les éradiquer. Au bout du compte, les meilleurs obtiennent un jardin impeccable et ils en sont très fiers. Tout est au cordeau, sans une herbe sauvage. Mais il n'y a pas de fleur : ils n'ont pas eu le temps de s'en occuper.
Et puis il y a ceux qui sont passionnés de fleurs. Ils passent leur vie à les soigner. Au passage, ils arrachent une mauvaise herbe, bien sûr. Mais ils n'en font pas une affaire : ce qui les intéresse, c'est de faire fleurir les massifs et de faire porter du fruit aux arbres du jardin. Et au bout du compte, il y a tellement de fleurs qu'il n'y a plus de place pour les mauvaises herbes.
J'en ai assez de ces carêmes qui ne servent à rien. Tout y est négatif : on passe la première moitié du carême à détecter son défaut dominant, et l'autre moitié à essayer de l'éradiquer. Peine perdue : nous mourrons tous avec notre défaut dominant. Les défauts ne diminuent pas avec l'âge, ils augmentent. Heureusement, c'est la même chose pour les qualités. À savoir, donc, si les qualités vont croître plus vite que les défauts, voilà la vraie question. C'est une affaire de regard.
"Il y a un temps pour arracher et un temps pour planter", dit Qoheleth (Qo 3,2), mais le plus important, c'est la récolte. "C'est moi qui vous ai choisis et établis, dit Jésus, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure." (Jn 15,16).
Je voudrais donc vous proposer un carême dans les fleurs. Oh, bien sûr, il y a un peu de nettoyage à faire. Il faut le faire de bon cœur, et joyeusement. Mais il faut surtout se rappeler que le but n'est pas d'avoir un jardin bien propre, mais un jardin bien fleuri.
Jeûner, c'est tailler. Pourquoi taille-t-on un rosier ? Pour trois raisons : la taille stimule et revigore ; elle domestique la plante et lui donne une jolie forme ; et enfin, elle lui garantit une bonne santé en lui redonnant de l'air et de la lumière.
Prier, c'est soigner, nourrir la terre, donner de l'engrais, mettre un tuteur à ce rosier encore fragile, accrocher à un fil la branche indisciplinée de ce rosier grimpant.
Mais surtout, il faut de la gratuité, de la générosité. Ça, c'est l'aumône : on donne des fleurs et des fruits à tout le monde, largement, sans compter.
Pour ce qui est de la taille, à chacun de voir : on a l'embarras du choix, dans ces vies trop encombrées. Prière ? Aumône ? La paroisse a un large choix de propositions pour ceux qui se demandent où et quoi.
Père François Potez, prêtre du diocèse de Paris.